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Amortisseur en cuir pour cheval : lequel choisir, et faut-il vraiment en mettre un ?

La Sellerie Française
Amortisseur en cuir pour cheval : lequel choisir, et faut-il vraiment en mettre un ?

L’amortisseur de selle est l’accessoire le plus acheté et le moins compris. On le met « pour protéger le dos du cheval », sans toujours savoir de quoi. Un sellier commence par une question : la selle est-elle adaptée ? Si elle ne l’est pas, aucun amortisseur ne corrigera son arçon. Si elle l’est, l’amortisseur peut apporter un confort, une stabilité, ou une compensation temporaire. Voici ce que fait chaque matière, cuir compris, et quand s’en passer.

Ce qu’un amortisseur peut et ne peut pas faire

Il peut absorber une partie des chocs à la réception d’un saut, répartir la pression sur une plus grande surface, compenser un cheval qui a perdu de l’état et dont la selle flotte, ou stabiliser une selle qui bouge un peu. Il ne peut pas corriger une selle trop étroite, qu’il resserre encore, ni une selle trop large, qu’il ne remplit qu’en apparence. Nos guides ma selle est-elle adaptée à mon cheval ? et bien positionner sa selle permettent ce diagnostic avant tout achat.

Cuir et mouton : la matière des selliers

L’amortisseur en cuir, presque toujours doublé de mouton véritable côté cheval, est celui que fabriquent les ateliers de sellerie. Le cuir donne la tenue et la forme, avec un dégagement de garrot travaillé ; le mouton absorbe la sueur, respire, et amortit par la densité de ses fibres, sans mémoire de forme qui se tasse. C’est l’amortisseur le plus durable : entretenu comme une selle, il dure des années, et le mouton se remplace. Ses inconvénients sont son prix, son poids, et un entretien plus exigeant qu’un textile : le cuir se nourrit, le mouton se brosse et se lave à la main, à froid, avec un savon adapté.

Il convient aux cavaliers qui cherchent un confort constant sous une selle bien adaptée, et aux chevaux à la peau sensible, que les matières synthétiques échauffent.

Les autres matières, en deux mots

  • le feutre de laine : dense, respirant, il répartit bien la pression et sert de compensateur ; il se tasse avec le temps et se lave difficilement ;
  • le gel : il amortit les chocs francs, à l’obstacle notamment, mais ne respire pas et peut glisser sur un tapis synthétique ;
  • la mousse à mémoire de forme : légère et facile à laver, elle épouse le dos mais perd son épaisseur en quelques mois ;
  • les amortisseurs à cales : ils compensent une asymétrie ou un déséquilibre avant-arrière, temporairement et sur avis d’un sellier ou d’un saddle-fitter.

Quand un sellier le déconseille

Sous une selle qui va bien à un cheval en bon état, l’amortisseur épais surélève la selle, la déstabilise et rapproche les panneaux du garrot. Dans ce cas, un tapis de bonne coupe suffit ; le rayon tapis de selle de nos ateliers en propose, et le guide choisir un tapis de selle aide à faire le tri. L’amortisseur se justifie quand il y a quelque chose à absorber, à compenser ou à stabiliser, et pour le temps que cela dure.

Vérifier une fois posé

Amortisseur et tapis en place, la selle doit garder son équilibre, pommeau et troussequin à la même hauteur, avec deux ou trois doigts de dégagement au garrot, sans que les panneaux ne reposent sur la colonne. Après une séance, la trace de sueur doit être régulière des deux côtés : une zone sèche signale un point de pression, et c’est alors la selle qu’il faut regarder, pas l’amortisseur. L’entretien du cuir, lui, suit les mêmes gestes que pour une selle : notre routine d’entretien s’applique telle quelle.

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