Entretenir la couverture de son cheval : lavage, séchage, réparation, rangement

Une couverture de qualité coûte cher et vit dehors, sous la pluie, dans la boue et contre un cheval qui se roule. Elle tient des années si on la traite comme une pièce de harnachement, et deux saisons si on la traite comme du linge. La règle tient en une phrase : brosser souvent, laver peu, sécher bien, ranger propre.
Au quotidien : la brosse avant la machine
La boue séchée et les poils s’enlèvent à la brosse dure, couverture étendue sur une barrière. Fait toutes les semaines, ce geste évite la plupart des lavages, et c’est le lavage qui use une couverture : il fatigue l’imperméabilisation, les coutures et les sangles. Les taches localisées se traitent à l’éponge et à l’eau claire, éventuellement avec un savon doux.
Vérifiez en même temps les fermetures, les élastiques de cuisse et les sangles de poitrail : un mousqueton qui accroche ou une boucle tordue se remplacent en quelques minutes chez un sellier, avant qu’ils ne déchirent le tissu.
Laver : rarement, et à froid
Une couverture d’extérieur se lave une à deux fois par saison, à la fin de l’hiver au minimum. À la main dans une baignoire ou une auge, ou en machine si la capacité le permet (une couverture d’hiver mouillée dépasse la plupart des machines domestiques ; des laveries et des services spécialisés existent). Dans tous les cas :
- eau froide ou tiède, jamais chaude : la chaleur détruit l’enduction imperméable et rétracte le garnissage ;
- une lessive douce, sans adoucissant ni javel, qui bouchent les pores de la membrane ;
- sangles et mousquetons fermés ou glissés dans un sac de lavage, pour ne pas abîmer le tambour ni le tissu ;
- rinçage abondant : un résidu de lessive irrite la peau du cheval.
Sur une couverture imperméable, on renouvelle l’imperméabilisation après le lavage, avec un produit adapté aux tissus enduits, en spray ou en bain.
Sécher : à plat ou suspendue, jamais au sèche-linge
Étendue sur une barrière ou suspendue par les sangles de poitrail, doublure vers l’extérieur, la couverture sèche en un à deux jours selon la saison. Le sèche-linge est proscrit, comme toute source de chaleur directe : l’enduction fond, les coutures thermocollées lâchent. Rangez-la seulement quand elle est parfaitement sèche, au risque de retrouver de la moisissure à l’automne.
Réparer avant de remplacer
Une déchirure nette, une sangle arrachée, un passe-queue décousu ou un mousqueton cassé se réparent. Les ateliers de sellerie qui travaillent le textile et le cuir reprennent ces pièces, souvent pour une fraction du prix d’une couverture neuve. Certains matériaux de réparation sont d’ailleurs disponibles dans notre rayon soins.
Ranger propre
À la belle saison, la couverture propre et sèche se range pliée dans un sac ou une caisse fermée, à l’abri des rongeurs et de l’humidité, dans un endroit ventilé. Un sac de couverture respirant vaut mieux qu’un sac plastique. Avant de la remettre à l’automne, un contrôle des sangles et de l’ajustement s’impose, surtout si le cheval a changé d’état : notre guide choisir sa couverture et vérifier l’ajustement rappelle les points à regarder.
Dans les ateliers
Les pièces en lien avec ce guide
À lire aussi






